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	<title>SUBSTANCES &#187; numérique</title>
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	<description>blog d&#039;une urbaniste</description>
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		<title>Urbanisme et efficience = l’interprétation du nombre</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 16:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>c_line</dc:creator>
				<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[tropicalité]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme innovant]]></category>
		<category><![CDATA[abstraction]]></category>
		<category><![CDATA[efficience]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[smart-city]]></category>

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		<description><![CDATA[#Planification paramétrique Grille numérique et développement stratégique urbain En 2010 l’expérience d’échange des ateliers urbains de Cergy a été l’occasion de découverte d’un autre mode de procédé dans la vision de développement urbain : la définition numérique du fonctionnement des villes par une grille de critères quantifiés de l’échelle de la population au nombre de bâtiments [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00bfff;">#Planification paramétrique</span></p>
<p><b>Grille numérique et développement stratégique urbain</b><br />
En 2010 l’expérience d’échange des ateliers urbains de Cergy a été l’occasion de découverte d’un autre mode de procédé dans la vision de développement urbain : la <strong>définition numérique du fonctionnement des villes</strong> par une grille de critères quantifiés de l’échelle de la population au nombre de bâtiments remarquables.<br />
L’atelier concernait <strong>Cao Lanh, commune du  Sud du Vietnam</strong>, qui se trouvait au cœur d’une volonté nationale planifiée de renforcer le développement du delta du Vietnam: Cao Lanh possède 10 ans pour passer de ville de 3<sup>ème</sup> catégorie à ville de 2<sup>ème</sup> catégorie qui correspond au rang du rayonnement attendu.</p>
<address><a href="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/caoLanh-carte-criteres.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-153" alt="RVB de base" src="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/caoLanh-carte-criteres.jpg" width="700" height="215" /></a>cartes des limites administratives de Cao Lanh et ambitions</address>
<p>La grille de critères intervient  donc pour définir le statut de la ville ; une ville de 2<sup>ème</sup> rang correspondant à l’obtention de 70 à 100 points, mais aussi comme aide dans l’organisation du développement du territoire.<br />
En effet, la grille fonctionne comme suivant : 46 critères ont été déterminés, auxquels sont associés des unités puis des quantités références qui permettent alors de définir un certain nombre de points.<br />
<span id="more-151"></span><a href="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/tableau-couleurs-2.jpg"><img alt="tableau-couleurs-2" src="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/tableau-couleurs-2.jpg" width="700" height="633" /></a>extrait de la grille de critères traduite en français</p>
<p>Par exemple, le nombre d’établissements culturels est un des critères d’évaluation du statut de la commune. Cao Lanh possède actuellement 3 établissements culturels, or si à terme cette commune en développe 6 à 10, elle pourra obtenir 0,7 à 1 point nécessaires pour passer de l’actuel total de 51 points à la tranche 70/100. Pour obtenir le nouveau statut, Co Lanh peut cibler de développer le revenu par personne et par an comparé à celui du pays, la part des services publics dans le transport de voyageur, le nombre, ou la quantité plutôt d’espaces verts estimés en m² par habitant, le taux de voies à caractères urbains…</p>
<p><span style="color: #00bfff;"><b>Abstraction et imaginaire</b></span><br />
<em><strong>Nous n’avons pu savoir l’origine de cette quantification, sa construction, sur quel modèle de villes elle se basait, sur quel mythe, si elle résultait d’une analyse comparative de villes existantes ou idéalisées, et quels avaient été les critères fondateurs qui faisaient émerger aujourd’hui une lecture purement technique du monde urbain qui vise une efficience.</strong></em></p>
<p><span style="color: #00bfff;"><b>Abstraction et nécessaire complexité</b></span><br />
La lecture par la quantification de système urbain constitue un outil guide qui peut, justement du fait de son <strong>abstraction, permettre de développer de nouveaux systèmes ou permettre l’adaptation et la déclinaison.</strong><br />
Mais elle peut aussi s’avérer dangereuse lorsqu’elle n’est pas réinterprétée et appliquée sans imbriquer des dimensions contextuelles, historique, géographique, paysagères, sociales, humaines. Une planification froide, qui peut paraitre efficace en terme de gestion, mais au final  inhumaine car sans histoire, sans poésie.</p>
<p><b><span style="color: #00bfff;">Du sensible dans l’efficience</span><br />
</b><em><strong>Cette expérience fait écho au développement actuel de notion de ville efficiente, de smart city, de gestion de données et à l’attention qu’on doit porter à cette interprétation de l’efficience et dons des TIC, dans une complexité urbaine où la notion de sensibilité doit aussi trouver sa place dans l’efficience.</strong></em></p>
<address><a href="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/Smart-Cities-Header_original.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-156" alt="Smart-Cities-Header_original" src="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/Smart-Cities-Header_original.jpg" width="700" height="460" /></a>illustration extraite du blog <a href="http://www.iaacblog.com/mai/2012/12/smart-citizen-research-what-smart-city/">Smart-Citizen-Research-What is Smart in Smart City </a></address>
<p>mais aussi</p>
<address><a href="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/aaron-koblin-sms-amsterdam.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-157" alt="aaron-koblin-sms-amsterdam" src="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/aaron-koblin-sms-amsterdam.jpg" width="700" height="466" /></a>projet d&rsquo;<strong><a href="http://www.aaronkoblin.com/">Aaron Koblin</a></strong> <a href="http://sandbox.aaronkoblin.com/projects/amsterdam/index.html"><em>SMS Amsterdam</em></a> a dynamic visualization of the volume of text messages transmitted during one night ( New Years Eve, or Queen&rsquo;s day).</address>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Retour d’expérimentation d’un MOOC : quand le numérique reconstruit l’espace physique</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Oct 2013 18:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>c_line</dc:creator>
				<category><![CDATA[dispositifs participatifs]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[En début d’année le MIT a expérimenté pour la première fois une version MOOC interactive de son cours Learning Creative Learning, ce qui était plus que pertinent puisque le contenu de ce cours développe les potentiels des nouveaux outils numériques dans un apprentissage participatif et créatif. Mais qu’est-ce qu’un MOOC ? Le MOOC, Massive Open [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><em><strong>En début d’année le MIT a expérimenté pour la première fois une version MOOC interactive de son cours Learning Creative Learning, ce qui était plus que pertinent puisque le contenu de ce cours développe les potentiels des nouveaux outils numériques dans un apprentissage participatif et créatif.</strong></em><br />
Mais qu’est-ce qu’un MOOC ? Le MOOC, Massive Open Online Course, est la diffusion en ligne de cours d’Universités, qui permet ainsi à des individus de partout dans le monde d’avoir accès à ces enseignements. Pour l’instant, cela ne permet pas encore d’obtenir des diplômes, même si certaines universités commencent à distribuer des certificats de “complétions”.</p>
<p><span style="color: #00bfff;"><strong>Le MOOC&#8230;. une MASSIVE gestion technique</strong></span><br />
J’ai fait partie de ce MOOC en tant qu’élève, et le premier challenge auquel j’ai pu participer a été de construire l’infrastructure qui permette de composer et rendre actifs les 24 000 inscrits dans le monde entier que nous représentions. La stratégie a d’abord été de nous répartir en petits groupes d’une quinzaine de personnes en fonction de notre localisation géographique afin de faciliter les échanges en temps réels. Le MIT a ses outils préférentiels, dont Google, et on s’est donc constitué en de multiples micro Google Communities.<br />
En parallèle de la mise en place technique du MOOC, les cours ont commencés. Ils était organisés selon   <a href="http://learn.media.mit.edu/syllabus.html">une formule</a> hebdomadaire de  deux heures de conférences en ligne, associés à une liste de lectures et d’exercices, eux aussi hebdomadaires.<br />
Le fait d’être associé dès le début du cours à une communauté a eu un impact immédiat : dans chaque communauté, des mails, des tweets, des videos en Hangout et même des blogs individuels se sont développés spontanément, pour échanger autant sur les sujets des cours que sur la gestion technique de groupe et ont donné  une autre dimension aux deux heures de cours.<br />
Dave Cormier, enseignant chercheur et Manager du Département Web Communications and Innovations à l’Université de Prince Edward Island, explique parfaitement dans la vidéo ci dessous tous les phénomènes parallèles induits par le MOOC.<span id="more-133"></span></p>
<p dir="ltr"><a href="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/mooc-video-still-2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-136" alt="mooc-video-still-2" src="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/mooc-video-still-2.jpg" width="700" height="387" /></a><span style="color: #00bfff;"><a id="docs-internal-guid-2bfdd26c-b2fc-a369-3441-3552b721a2b7" href="http://www.youtube.com/watch?v=eW3gMGqcZQc"><span style="color: #00bfff;">extrait de la vidéo de Dave Cormier</span></a></span></p>
<p dir="ltr"><span style="color: #00bfff;"><strong>Le MOOC comme générateur de systèmes riches mais dans une dynamique unilatérale</strong></span><br />
La communauté de 24 000 individus s’est auto-nourrie, a constitué ses propres systèmes avec les medias numériques, ses propres dynamiques, des intensités d’échanges différentes en fonction des implications de chacun et a construit dans le temps une multitude de micro communautés d’intérêts autonomes.<br />
L’activité des communautés est bien la preuve de l’intérêt du MOOC, cependant il est resté frustrant de ne pas voir d’interaction se produire entre les échanges périphériques des étudiants et le déroulé du cours, comme si les systèmes se développaient de manière parallèle, avec des fonctionnements propres ; seul le dernier cours a évoqué les une restitution  finale de ce qui s’est produit ayant eu lieu.<br />
Or l’absence de lisibilité de l’impact de nos actions restait malgré tout un élément peu stimulant dans l’implication sur le long terme, d’autant plus que le contenu des cours lui-même expliquait l’importance du retour immédiat dans la progression de l’apprentissage.<br />
Un des enjeux des MOOC serait donc d’être capable d’intégrer  des retours réguliers du processus en cours.</p>
<p dir="ltr"><span style="color: #00bfff;"><strong>Le virtuel augmenté</strong></span><br />
Il est aussi assez vite apparu que le tout-on-line avait aussi un caractère limité. Tout d’abord, parce que la linéarité du virtuel finit toujours par épuiser toute dynamique, et que la gestion de la temporalité et du rythme est un élément inéluctable dans tout processus.<br />
<a href="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/physical-community.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-137" alt="physical-community" src="http://www.celineguyot.com/wp-content/uploads/2013/10/physical-community.jpg" width="374" height="132" /></a>Ce sont des envies spontanées de vivre physiquement une expérience commune qui se sont exprimées dans certains messages.<br />
J’ai du moi-même provoquer l’implication d’une communauté physique complémentaire pour répondre à un des exercices de la liste. Il s’agissait d’un exercice ludique illustrant les dynamiques de groupe <span style="color: #00bfff;"><a href="http://www.ted.com/talks/lang/fr/tom_wujec_build_a_tower.html"><span style="color: #00bfff;">“Le problème du Mashmallow”</span></a></span> qui impliquait un paquet de spaghetti, un mètre de ruban adhésif, un mashmallow, des cerveaux…mais aussi des mains !<br />
Ma communauté google accessible par hangout n’était alors pas suffisante, et c’est ainsi que j’ai sollicité les coworkers de Superbelleville qui s’est ainsi retrouvée intégrée dans le système MOOC. Et évidemment, ce temps d’expérimentation avec ses échanges, disputes, rigolades, satisfactions a participé à la motivation pour retourner dans le groupe virtuel et échanger sur les expériences individuelles.</p>
<p dir="ltr"><span style="color: #00bfff;"><strong>Du matériel urbain contemporain pour des communautés virtuelles</strong></span><br />
Paradoxalement, le questionnement sur des émancipations et possibles rendus par l’usage d’outils numériques a réintroduit la nécessité d’espaces physiques, espaces dans le sens moments de partage, mais aussi en tant que lieux.  Or les formalisations matérielles de communautés virtuelles ont des qualités spécifiques, elles sont temporaires, informelles, spontanées, demandent de l’adaptabilité et se réalisent actuellement dans des espaces appelés communément « les tiers lieux ». Ce concept croît en visibilité comme l’on devient conscient de ce que ces lieux particuliers représentent comme outils,notamment en terme de créativité, réseau, amélioration du quotidien de la vie de free lance, mais aussi par ce qu’ils constituent déjà dans les faits de véritables besoins actuels.</p>
<p dir="ltr"><em><strong>En tant qu’urbanistes ou programmistes urbains, il convient d’intégrer ce type d’espaces comme nouveau levier de dynamisme économique, social et culturel local, en gardant conscience que ces lieux physiques s’inscrivent aussi dans des réseaux immatériels.</strong></em><br />
<em><strong>Mais il s’agit aussi de s’interroger sur les caractéristiques de ces espaces tant dans le contenu que dans la forme. Ces espaces doivent-ils être neutres ou doivent-ils développer des spécificités programmatiques liées aux communautés qu’ils reçoivent et génèrent ? De même, la configuration de ces espaces constitués par des besoins, des rythmes, des individus, à la fois matériels et immatériels, va-t-elle générer de nouvelles formes architecturales ?</strong></em></p>
<p dir="ltr"><em>Cet article a été rédigé dans le cadre de la résidence  de recherches mise à disposition par <span style="color: #00bfff;"><a href="http://hda-paris.com" target="_blank"><span style="color: #00bfff;">Hugh Dutton Associés</span></a></span> localisée à <span style="color: #00bfff;"><a href="https://www.facebook.com/SuperBelleville"><span style="color: #00bfff;">Superbelleville</span></a></span> et fait suite au premier article de cette m^me résidence <span style="color: #00bfff;"><a href="http://complexitys.com/blog/learning-creative-learning-la-contemporaneite-du-modele-des-kindergarten/#more"><span style="color: #00bfff;"><strong>Learning creative learning : la contemporanéité du modèle des Kindergarten</strong></span></a></span></em>.</p>
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